Hop! Hop! Hop! Ça arrive...

Coucou,

Dès leur naissance, nous avons donné à nos enfants une place centrale dans notre vie. Normal me direz-vous. Oui, à mon sens, cela ne constitue pas du tout une erreur mais aujourd’hui, 5 ans après, j’ai envie de nuancer le propos. Car si ma famille est devenue le coeur de mon univers, par notre choix et sans aucun regret, je me rends compte que nous nous sommes un peu oubliés. Mais qui est-ce, ce nous?

Nous

Notre couple, tout d’abord. Alors oui, nous nous organisons de temps en temps des virées à deux. Mais de vrais tête-à-tête (sans d’autres amis ou autres membres de la famille), cela est plutôt rare. Parce que nous avons mauvaise conscience de laisser nos loulous à quelqu’un autre, parce qu’il faut trouver ce quelqu’un d’autre, parce que nous sommes fatigués le soir. Bref, pour mille et une excuses, ces sorties sont rares mais pourtant si salvatrices. MissConfiture et MisterFlorentin devenant toujours plus autonomes, nous avons donc évolué un peu sur ce point. Alors non, ce n’est pas disco chaque soir (l’expression so 80s) mais nous avons dégôté une chouette baby-sitter, histoire de nous offrir des moments à deux sans toujours solliciter MamiChocolat. Pas besoin d’un menu 6 plats dans un restaurant chic, juste du temps pour se retrouver en couple. N’oublions pas, à côté de ces moments privilégiés, de soigner également notre relation au quotidien. Nos enfants sont clairement accaparants et souvent, les discussions avec mon mari tourne plus du côté organisationnel (t’as fait les courses? t’as nettoyé le vomi du chat? Où est le lait?) qu’émotionnel. Le premier pas consiste déjà à en prendre conscience. Nous apprenons aussi à nos enfants que, nous aussi, avons le droit de raconter notre journée lors du souper. Et puis, nous essayons de profiter aussi de nos soirées sans bidouiller mille trucs à la maison.

Lui & Moi

Et dans ce nous, il y a lui et moi, comme personne individuelle. Il sera d’accord pour dire que certains hobbys, notamment sportifs, sont passés à la trappe depuis 5 ans (coucou les poignées d’amour… les miennes, je précise ^_^). Pas par manque de temps mais par manque de volonté. Parce que nous avons envie d’être au maximum présents pour nos enfants, ne rater aucun repas avec eux, par exemple. Une touche fusionnelle, c’est bien vrai. C’est aussi la bonne excuse pour ne pas aller courir par 0° degré, on est bien d’accord. Mais finalement, à force de s’oublier, on devient un peu aigri et des reproches surviennent. Pour y remédier, de mon côté, je viens de m’inscrire à un cours de yoga (depuis le temps que je rêvais de reprendre cela!) et mon chéri s’est remis au running.

Lui, eux et moi

Finalement, dans ce nous, il y a les quatre membres de la famille (allez, 5 si on compte le chat qui vomit). Et bien oui, j’y reviens quand même ^_^ A force d’un agenda surchargé les weekends, nous passons notre temps libre à courir à gauche et à droite. Ce qui est génial en soi, c’est bien vrai! Mais trop intense pour nous tous. Nous ne trouvons plus le temps de savourer des moments tout simples et spontanés à quatre. L’été a filé à une allure folle, me laissant l’arrière-goût de n’avoir, au fond, rien fait avec les miens. Nous nous sommes alors aussi promis d’apprendre à dire non et de planifier moins de choses les samedis et dimanches (remarque valable surtout pour moi, c’est clair). De laisser place à la spontanéité comme cette balade d’un dimanche matin qui illustre ce billet.

Pas besoin d’une révolution, mais de quelques ajustements pour simplement arrêter de s’oublier et que chacun prenne du temps pour lui. Parce que des parents épanouis, c’est un bon exemple n’est-ce pas?

Je vous embrasse,

Virginie

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12 commentaires pour “Et si nous arrêtions de nous oublier?

  1. C’est tellement important sur le long terme de ne pas s’oublier soi ni son couple…Des petites attentions par ci par là, pour nous faire plaisir et entretenir la flamme, ça aide tellement à s’alléger l’esprit, et à construire pour plus tard! Un jour nos enfants seront grands, s’en iront, même si on préfère ne pas y penser encore…Et ce jour là, se rappeler qui l’on est, s’aimer un peu, et avoir toujours envie de rester avec notre moitié, ça fera toute la différence- et tout ça, ça s’entretient petit à petit je crois…

  2. Je rêve de lâcher prise oui, et pouvoir être totalement présente dans le moment…pas facile avec les enfants et oui on finit vite par s’oublier. Joli article 🙂

  3. Ton article tombe bien. Malgré qu’on a un peu de temps chacun de son côté ici,pour le spor par exemple, qu’on passe du temps que les 4 les wes…ça fait longtemps qu’on ne fait rien que tous les 2. Et ces temps je me disais que ça nous ferait du bien. Du coup je vais réflechir un peu et nous organiser quelque chose après les vacances. Merci 😉

  4. Pas évident de tout gérer…
    Avec les enfants qui grandissent, les problèmes sont différents, mais pas plus simples… Nous pouvons décider par exemple sur un coup de tête d’aller au cinéma (euh… la dernière fois, c’était pour Pirates des Caraïbes… donc pas trop souvent non plus!) : on couche les plus jeunes avant de partir, et les 4 plus grandes se gèrent… pas besoin de baby sitter ou de mamie dans le coin…
    Par contre, c’est devenu très très rare que nous soupions tous les 8 un soir de semaine : basket, gym, cours professionnels du soir, séances diverses, chant… nous retiennent souvent les uns ou les autres à l’extérieur. Il n’y a que le mardi qui soit libre pour tous… et c’est donc justement le soir où l’on case ce qu’on n’a pas le temps de faire les autres jours…
    Quant aux week-ends… nous attendions que les filles soient plus grandes pour profiter des grasses matinées, c’était sans compter le concours de gym (rendez-vous à 6h40 à la gare un dimanche matin), les matchs de baskets (départ devant l’école, de préférence à la même heure) ou les concours d’échecs (merci d’amener votre enfant à Nyon pour 9h15…), les journées de catéchisme, les scouts… Bref, toujours quelque chose. Justement maintenant qu’elles dorment plus et seraient suffisamment fatiguées pour nous laisser dormir.
    Quant aux vacances… Une part 4 jours chez sa copine. Une autre, deux semaines avec sa copine et son papa. Une troisième va camper au bord du Rhône avec 2 copines et 3 copains 3 jours (de préférence des périodes qui ne se chevauchent pas…). La quatrième invite les jumelles voisines à dormir… pas quand il y a des lits de libres, non, quand tout le monde rentre et que, d’une part, on pourrait faire autre chose et, d’autre part, l’ambiance est un peu tendue entre le linge à laver (parce qu’elle repart de nouveau en colonie, au camp scout, chez mes parents, chez sa marraine, en camp de basket – rayer les mentions inutiles…-…)…. Si bien que nous attendons toujours pour aller tous ensemble au musée de la communication à Berne (parce que les 3 jours où l’on aurait pu y aller l’été dernier – oui, seulement 3 jours tous ensemble sur tout l’été – le musée était en travaux et il était fermé!)
    Donc, les grasses matinées et la vraie tranquillité, les visites des musées et les randonnées… à la retraite ??
    Bon courage pour la suite, en tout cas.

    1. Coucou,
      C’est fou… Je ne m’étais pas imaginée que les activités pouvaient autant « empiéter » sur la vie de famille!
      Pas facile de garder du temps pour soi et sa famille dans ce cas-là, je comprends!
      Bises
      Virginie

  5. Ton article me parle tellement… Mon bébé n’a pas encore 1an, et je ressens le besoin de mettre pause et de respirer en tant que couple et en tant que famille. On se sent souvent obligé de faire des choses alors qu’on aurait qu’une envie s’est se laisser porter. Merci pour ce bel article !

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