hop hop hop! ça arrive

Arrivée vers 22h30 à Singapour en provenance d’Ho-Chi-Minh-City (HCMC pour les intimes). Les enfants s’endorment immédiatement sur une banquette inconfortable avec leur chapeau conique pour les protéger des néons. L’activité dans le terminal 3 est intense. Je me demande pourquoi, dans ce pays tropical, la direction de l’aéroport a choisi de revêtir les sols d’un tapis!?

Mon iPhone est déchargé alors je décide d’aller faire un tour pour me dégourdir les jambes avec 9 dollars en poche. On ne va pas très loin avec 9 dollars, je vous l’accorde. L’enseigne Zara ne désemplit pas, j’irais bien y faire un tour car j’ai besoin d’un manteau de pluie mais je me souviens que Zara = fast fashion alors je passe mon chemin. Je m’arrête devant la vitrine Gucci et me demande pourquoi la mannequin sur l’affiche porte un vieux tapis affreux sur le dos!? Ça doit être un concept artistique qui m’échappe. Décidément, les tapis ont la cote par ici.

Dans le terminal 3, je croise des dizaines de personnes de toutes tailles et couleurs confondues. Certaines portent même des chaussettes avec leurs tongs. Je me demande si c’est confortable. Puis je vois mon reflet, ma mine fatiguée et ce look accordé au tapis me sautent aux yeux. Je n’ai donc pas le droit de juger les gens qui portent le combo sandales et chaussettes.

Et puis, la fatigue me rend sarcastique.

J’achète une bouteille d’eau à 4 dollars et continue de déambuler. Il n’y a que des boutiques de luxe avec de très belles vitrines… Le luxe ne m’a jamais fascinée. D’ailleurs, Cash Investigation vient de diffuser une enquête sur ce milieu. De toute manière, je n’ai plus que 5 dollars en poche.

Il y a cette fille qui marche à contre-sens sur le tapis roulant depuis plusieurs minutes et un monsieur de l’entretien qui nettoie une tache sur le tapis improbable. Quelle idée quand même, avec des milliers de personnes qui le foulent quotidiennement. Combien d’acariens y vivent? Je préfère ne pas y penser. Ou si, je me dis que ces pensées devraient faire l’objet d’un billet sur le blog. Est-ce que ça pourrait intéresser les lecteurs? Je m’en fiche, j’y écris ce que je veux. Oui, la fatigue me rend sarcastique.

C’est fou, il y a autant de personnes qu’un samedi après-midi dans un centre commercial. D’où viennent-ils et où vont-ils? Aucune idée alors j’entre dans une parfumerie pour tester une fragrance (pour sentir bon quoi). Je suis fatiguée.

En jetant un oeil sur l’écran des départs, je découvre que notre vol est retardé d’une heure. Prévu à 1h55. A Singapour, les avions décollent 24h/24.

Une voiturette transporte les chariots à bagage et je me dis qu’une course avec cette voiturette serait drôlement fun. Mais sans le tapis, qui nous ralentirait. Il y a cet homme avec le mot Haters tatoué sur le mollet; là non plus, je n’ai pas compris le concept artistique. Je me laverais bien les dents.

Une trentaine de minutes sont passés, je rebrousse chemin en croisant un équipage de Singapor Airlines. Le capitaine est souriant, j’espère qu’il pilotera notre avion. Je glisse les 5 dollars dans une tirelire pour les bonnes œuvres.

En arrivant vers mon chéri sous self-contrôle, je découvre que mon fiston a migré par terre, pour se rendormir sur ce maudit tapis et ces millions d’acariens. Oui, mon maniaque de mari a mis dans la balance le repos et les acariens, le dodo a gagné.

Bref, j’étais en transit à Singapour et je pense beaucoup trop.

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2 thoughts on “En transit à Singapour

  1. Pas toujours drôle, la vie de vacancière !
    C’est vrai que la fatigue rend sarcastique, je devrais y penser plus souvent et faire la sieste au lieu d’ennuyer mes proches avec mes commentaires acerbes…
    J’espère qu’il y a quand même du bon dans ton voyage.
    Bises.

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