hop hop hop! ça arrive

Bonjour,

Les relations dans une fratrie relève d’une véritable complexité, un vrai Je t’aime moi non plus. Voilà un an que j’observe au quotidien mes deux enfants interagir, créer des liens, se disputer pour une cacahouète, se donner des coups mesquins. En tant que parents, nous souhaitons profondément qu’une complicité se crée et qu’un véritable esprit de fratrie les unit. Pas facile tous les jours. Quelqu’un a la recette miracle?

A l’arrivée de son frère, MissConfiture a oscillé entre curiosité, intérêt et tendresse mais aussi jalousie. Nous nous y attendions et avons essayé de l’intégrer au maximum dans les soins de MisterFlorentin. Les premiers mois, un nouveau-né ne remplit pas vraiment toutes les attentes que peut avoir l’aîné(e) à son égard: à part dormir, manger et baver, ce petit frère n’est pas vraiment intéressant et ne pertube finalement pas son quotidien tant que ça.

Mais voilà, bébé grandit, commence à se déplacer, à prendre plus de place, à attraper les jouets de la grande soeur. Tant qu’il rampe ou pratique le 4 pattes, ça va, il n’est pas trop rapide mais depuis que MisterFlorentin marche, nos deux zygotos se chamaillent beaucoup, trop… pour rien. Apparemment, c’es normal. Ok, mais c’est pénible de jouer au gendarme à longueur de journée! Pour l’instant, c’est évidemment MissConfiture qui prend le dessus mais gentiment, MisterFlorentin se laisse moins faire et répond en hurlant sur sa soeur (un futur Monsieur 120 décibels!). Heureusement, nous espérons que ça dissuadera sa soeur de le chercher pour rien.

Nos astuces pour déjouer ses situations? Pas de solutions miracles, ça se saurait, mais nous expliquons régulièrement à MissConfiture ce qu’on attend d’elle (laisse ton frère jouer, pas le droit de taper, oui, ton frère peut aussi faire ça, non laisse ton frère tranquille, et patati et patata), nous disons aussi clairement à MisterFlorentin qu’il ne doit pas se laisser faire (bien fort pour que MissConfiture entende) et nous les encourageons à jouer ensemble (oui, ton frère a bavé sur ta balle mais c’est sympa de jouer au foot ensemble non? #hypocrisiedesparents). En aucun cas, nous faisons des comparaisons entre eux et nous essayons aussi d’être justes. Pas toujours simple car nous pensons souvent à tort que c’est l’aînée qui provoque la chamaillerie, ce qui n’est pas toujours vrai.

Et puis, à côté de ces querelles, il y a aussi tout ces mots doux distillés au fil de la journée et toutes ces attentions qui nous étonnent parfois; au magasin, si MissConfiture reçoit quelque chose (un ballon, les fameux auto-collants Disney ou autre), elle en demande systématiquement un aussi pour son frère. Cette envie qu’elle a de jouer avec lui en lui forçant littéralement la main. Ou son inquiétude de profiter d’un chouette moment sans son frère. Nous pensons parfois lui faire plaisir en faisant quelque chose uniquement avec elle mais non, elle demande toujours la présence de son frère.

Et finalement, il y a ses instants magiques; un fou-rire partagé et bien bruyant, une complicité évidente, un gros bisou bonne nuit claqué sur une joue, un je t’aime glissé à l’oreille, une main donnée pour mieux marcher. Ces moments qui font bondir de bonheur nos coeurs de parents. Et qui nous font penser que, ces chamailleries quotidiennes ne viennent pas d’un quelconque mépris ou ignorance, non, c’est leur moyen de trouver leur place dans ce joli duo.

Chez vous aussi c’est Je t’aime moi non plus?

Doux baisers,

Virginie

Pardon pour cette photo mais le ciel était rouge et mes deux loulous marchaient bien vite… Mais qu’est-ce qu’elle illustre bien ce billet, non?

2 commentaires sur “Je t’aime moi non plus

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