hop hop hop! ça arrive

Coucou,

Un point lecture qui grattouille, entre des orties et des personnes âgées adeptes des 400 coups et un écrivain misanthrope et sadique.

Mémé dans les orties
d’Aurélie Valognes

Résumé
Ferdinand Brun, 83 ans, solitaire, bougon, acariâtre, certains diraient: seul, aigri, méchant, s’ennuie à ne pas mourir. Son unique passe-temps? Eviter une armada de voisines aux cheveux couleur pêche, lavande ou abricot. Son plus grand plaisir? Rendre chèvre la concierge, Mme Suarez, qui joue les petits chefs dans la résidence. Mais lorsque sa chienne prend la poudre d’escampette, le vieil homme perd définitivement goût à la vie… jusqu’au jour où une fillette précoce et une mamie geek de 93 ans forcent littéralement sa porte, et son coeur. Un livre drôle et rafraîchissant, bon pour le moral, et une véritable cure de bonne humeur!Billet

Mon avis

L’achat de ce livre, je m’en souviens encore très bien. Il est totalement dû au titre, ou plutôt à cette expression, que j’adore utiliser.

L’histoire de Ferdinand, vieux monsieur à forte tendance asociale et totalement grognon, me faisait penser à ma Grand-mami, partie depuis. Non pas qu’elle affichait un millième d’atome en commun avec le protagoniste mais elle aimait raconter ce que ses contemporains faisaient de leur journée. J’y trouvais donc quelques savoureuses similitudes.

Dans cette résidence parisienne cohabitent des personnages hauts en couleur: la malicieuse petite fille venant d’arriver et s’ennuyant ferme à l’école. Madame Suarez l’horrible concierge, du genre la vraie de vraie, espionnant et notant chaque faux pas des voisins. Et puis, Ferdinand, qui malgré son mauvais caractère en devient même touchant. Tout haut long du récit, il apprend à passer outre ses difficultés relationnelles et s’ouvrir (enfin !) aux autres. Une histoire légère, émouvante, et drôle, permettant de s’aérer l’esprit!

Hygiène de l’assassin
d’Amélie Nothomb

Résumé
Prétextat Tach, prix Nobel de littérature, n’a plus que deux mois à vivre. Des journalistes du monde entier sollicitent des interviews de l’écrivain que sa misanthropie tient reclus depuis des années. Quatre seulement vont le rencontrer, dont il se jouera selon une dialectique où la mauvaise foi et la logique se télescopent. La cinquième lui tiendra tête, il se prendra au jeu. Si ce roman est presque entièrement dialogué, c’est qu’aucune forme ne s’apparente autant à la torture. Les échanges, de simples interviews, virent peu à peu à l’interrogatoire, à un duel sans merci où se dessine alors un homme différent, en proie aux secrets les plus sombres. Dans ce premier roman d’une extraordinaire intensité, Amélie Nothomb manie la cruauté, le cynisme et l’ambiguïté avec un talent accompli.

Billet

Mon avis

Chaque année, Amélie Nothomb est la star incontestée de la rentrée littéraire. Voyant son livre, Hygiène de l’assassin, mis en avant à la bibliothèque, c’était le signe de lire l’un de ces romans.

Mon avis est mi-figue, mi-raisin: j’ai adoré son style d’écriture! Pinçant, varié, cynique, étoffé, elle maîtrise à la perfection la langue française, manipule les verbes avec verve et est très plaisante à lire. Un peu pompeux parfois mais se savoure comme une joute verbale.

Par contre, j’ai eu de la peine à crocher au fond, à l’histoire. Car voici le problème; il n’y a pas vraiment de récit, du moins pas les 100 premières pages (le livre en compte environ 200).  Elle utilise la forme de l’interview pour conter l’histoire du célèbre romancier Prétexat Tach, misanthorpe, grandiloquent et odieux et des journalistes triés sur le volet. Car oui, l’écrivain souffre d’une maladie incurable et mourra les prochaines semaines. Il souhaite donc distiller ces dernières paroles à la crème de la presse. Ou plutôt, se jouer d’eux, les déstabiliser. Cela tourne en rond, ne démarre jamais vraiment. Et pourtant, l’une de ces journalistes a percé son secret, l’unique moment intrigant du bouquin.

Pour son style littéraire, je tenterai un nouveau Amélie Nothomb même si Hygiène de l’Assassin m’a laissée plutôt froide!

A donner

Si quelqu’un est intéressé par Mémé dans les orties, je l’envoie volontiers par courrier ^_^

Quelle est votre lecture du moment?

Bises

Virginie

4 commentaires sur “Lecture: aïe ça pique!

  1. Coucou Virginie ! J’ai lu Mémé dans les orties cet été en vacances. Comme toi j’ai bien aimé, j’ai passé un bon moment, c’est très proche de la réalité je trouve et joliment écrit. Je n’ai jamais lu Amélie Nothomb, mais ça fait longtemps que j’en ai envie. Ce sera par contre un autre que celui-ci du coup ! Bisous

  2. Je viens de finir “Frappe-toi le coeur” d’Amélie Nothomb que j’ai beaucoup apprécié ! Maintenant je lis le dernier thriller de Nicolas Feuz “Eunuto”: beaucoup d’action et toujours sympa de reconnaître des endroits connus de notre région ! Ce serait avec plaisir que je lirai “Mémé dans les orties”et ensuite je pourrai le mettre en partage dans la chaîne de lecture à laquelle j’appartiens. Merci pour le partage de tes lectures

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